Comment ça marche
Travailler à plusieurs, chacun sur son ordinateur
Quand plusieurs personnes du label touchent aux contrats, aux rapports et aux relevés, chacune travaille sur son propre ordinateur. Voici comment elles rejoignent le label, comment le travail passe de l'une à l'autre, et pourquoi nos serveurs n'en lisent rien.

Le principe
Pas de compte chez nous, des ordinateurs
Labelmate est une app de bureau pour Mac et Windows. Chaque personne du label l'installe sur son propre ordinateur, et chaque ordinateur garde sa copie du travail du label dans une base chiffrée. La clé de cette base est rangée dans le trousseau sécurisé du système, l'espace protégé où Mac et Windows gardent les secrets.
Il n'y a ni compte ni mot de passe chez nous. Chaque ordinateur a ses propres clés, et c'est un ordinateur, pas une adresse e-mail, qui rejoint le label. Une même personne peut donc ajouter son ordinateur portable à côté de celui du bureau.
L'app fonctionne même sans connexion. Pour passer d'un ordinateur à l'autre, le travail emprunte notre relais, le service qui synchronise les ordinateurs d'un label, et cela demande Internet : ce que vous faites hors ligne attend sur votre ordinateur, puis part à la synchronisation suivante.
Rejoindre le label
Ajouter un ordinateur, en douze mots
Il vous faut un ordinateur déjà dans le label, le nouvel ordinateur, et Internet sur les deux.
- 1
Créez l'invitation
Sur un ordinateur déjà dans le label, ouvrez Réglages, puis la partie Ordinateurs, et choisissez « Ajouter un ordinateur ». Labelmate affiche douze mots.
- 2
Lisez les douze mots à voix haute
Lisez-les à la personne devant le nouvel ordinateur, qui les saisit dans Labelmate. Ils ne servent qu'une fois, et ne passent jamais par nos serveurs en clair.
- 3
Comparez le code
Le nouvel ordinateur demande à rejoindre le label, et un code s'affiche sur les deux écrans. Vérifiez qu'il est identique : c'est bien l'ordinateur que vous attendez qui frappe à la porte.
- 4
Laissez-le entrer
Confirmez sur le premier ordinateur avec « Le laisser entrer ». Le nouvel ordinateur reçoit les clés du label, puis se remplit de son travail : contrats, rapports, relevés, fichiers compris.
Pourquoi douze mots
Un secret qui passe de vive voix, pas par nous
Labelmate n'a pas de compte à pirater : aucun mot de passe n'est gardé chez nous. Le secret qui fait entrer un nouvel ordinateur passe d'une personne à l'autre, à voix haute.
Notre relais transmet la demande du nouvel ordinateur et la réponse du label, mais il ne connaît pas les douze mots. Il ne peut donc ni faire entrer un ordinateur de son choix, ni piéger le nouvel ordinateur dans un faux label.
Chaque arrivée est inscrite dans la liste des ordinateurs du label, qui est une chaîne signée : chaque maillon est signé par un ordinateur qui en faisait déjà partie, et chaque ordinateur relit la chaîne depuis son premier maillon.

Rester à jour
Le travail passe d'un ordinateur à l'autre, scellé
Quand quelqu'un classe un contrat, importe un rapport ou enregistre un coût, la modification est scellée sur son ordinateur avant de partir : chiffrée avec les clés du label, que nos serveurs n'ont pas. Notre relais, hébergé dans l'Union européenne (Irlande), garde ces copies scellées et les transmet aux autres ordinateurs du label, fichiers compris.
Chaque requête envoyée au relais est signée par l'ordinateur qui l'envoie, datée et à usage unique : une requête ancienne, rejouée ou mal signée est refusée. À l'arrivée, chaque ordinateur vérifie ce qu'il reçoit, et s'arrête plutôt que d'appliquer quelque chose qui ne colle pas. Mieux vaut être en retard que faux.
Le relais, lui, voit les identifiants techniques de l'espace du label et de ses ordinateurs, leurs clés publiques (celles qui sont faites pour être montrées), la taille et la date des copies scellées, et l'adresse IP des requêtes. Jamais un nom, un montant ou une ligne de contrat.
Exemple
Une journée chez Exemple Records, vue du relais
Trois personnes, trois ordinateurs, et un quatrième qui arrive. Voici ce qu'elles font, et ce que notre relais en voit.
| Ce qui se passe | Ce que le relais transporte | Ce qu'il en voit |
|---|---|---|
| Camille classe un contrat reçu par e-mail | Des copies scellées, fichier compris | Leur taille et leur date |
| Samir importe le rapport du distributeur | Des copies scellées, fichier compris | Leur taille et leur date |
| Inès enregistre un coût récupérable | Une copie scellée | Sa taille et sa date |
| Un ordinateur portable rejoint le label | Sa demande, puis la réponse du label | Les identifiants et les clés publiques des ordinateurs |
Exemple : le label et ses trois personnes sont inventés. Pour chaque requête, le relais voit aussi l'adresse IP d'où elle part.
Le journal des actions
Chaque action est inscrite, et signée
Dans Labelmate, rien ne change sans laisser de trace : chaque modification passe par un journal, le même sur tous les ordinateurs du label.
Une entrée par action
Importer un rapport, classer un contrat, enregistrer un coût : chaque action d'une personne devient une entrée du journal, qui dit ce qui a été fait, depuis quel ordinateur et quand.
Signée par son ordinateur
Chaque entrée porte la signature de l'ordinateur qui l'a faite. Une entrée fabriquée ailleurs, ou modifiée en chemin, ne passe pas la vérification.
Enchaînée à la précédente
Chaque entrée renvoie à celle qui la précède. Impossible d'en retirer une, ou d'en glisser une fausse au milieu, sans que la chaîne se rompe.
Entière, ou pas du tout
Une action voyage toujours d'un bloc : les autres ordinateurs reçoivent tout ce qu'elle change, ou rien. Personne ne voit jamais une action à moitié faite.
Quand quelqu'un part
Retirer un ordinateur change les clés du label
Une personne quitte le label, un ordinateur est perdu ou remplacé : l'ordinateur concerné est retiré du label. Le retrait est inscrit dans la chaîne signée des ordinateurs, et notre relais refuse dès lors les requêtes de cet ordinateur.
Dans le même temps, Labelmate change les clés du label et remet les nouvelles à chaque ordinateur qui reste. Tout ce qui s'écrit ensuite est scellé avec une clé que l'ordinateur retiré n'a jamais eue, et ce qu'il enverrait malgré tout n'est jamais appliqué.
Une limite, vraie de tout logiciel : ce que cet ordinateur avait déjà reçu reste sur son disque. Retirer un ordinateur protège la suite, pas le passé.

Sauvegardes
Une sauvegarde chiffrée, qui reste chez vous
Avoir le label sur plusieurs ordinateurs ne remplace pas une sauvegarde. Labelmate enregistre une copie de la base du label dans le dossier Documents de l'ordinateur, chiffrée avec une clé nouvelle pour chaque fichier. Dans les réglages, vous voyez la date de la dernière, et pouvez en faire une à tout moment.
Pour ouvrir une sauvegarde sur un nouvel ordinateur, il faut le kit de secours du label : vingt-quatre mots, montrés une seule fois à sa création, à noter sur papier. Nous ne les avons pas et ne pouvons pas les retrouver.
Gardez vos sauvegardes et votre kit en lieu sûr. Si le label perdait tous ses ordinateurs et les moyens de restaurer ses sauvegardes, personne, pas même nous, ne pourrait récupérer ses données.

Comment Labelmate protège le travail d'équipe
Pouvez-vous lire ce que notre équipe s'échange ?
Non. Tout ce qui passe par notre relais est scellé sur l'ordinateur qui l'envoie, avec des clés qui ne quittent jamais les ordinateurs du label. Nous ne voyons que des informations techniques : des identifiants, des clés publiques, la taille et la date des copies, des adresses IP.
Où sont nos données ?
Sur les ordinateurs du label, dans une base chiffrée. Les copies scellées sont aussi gardées sur notre relais, dans l'Union européenne (Irlande), tant que le label utilise Labelmate, puis supprimées au plus tard un mois après qu'il nous demande de fermer son espace.
Le mot de passe de la boîte mail passe-t-il d'un ordinateur à l'autre ?
Non. Il reste dans le trousseau sécurisé de l'ordinateur où il a été saisi, et ne nous est jamais envoyé.
Et si un ordinateur est perdu ou volé ?
Sa base est chiffrée, avec une clé gardée dans le trousseau sécurisé du système. Si on le retire du label, les clés du label changent : il ne reçoit plus rien de ce qui s'écrit ensuite.
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Photos Thirdman, Pixabay, Nathan Thomas, Zulfugar Karimov sur Pexels.